En avril 2024, nous avons perdu Daniel Kahneman, un penseurs majeur comme il en existe que quelques uns. Mais ses idées continueront d’influencer nos pratiques.Kahneman
était connu pour son Prix Nobel d’économie et pour être le « père »de la
notion de biais cognitifs. Plus récemment il a eu une contribution très
utile à la prise de décision dans « Noise », co-écrit avec Olivier Sibony et Cass Sunstein.

Dans cet ouvrage, lui aussi majeur, une idée a grandement amélioré
l’efficacité de nos Diagnostics Partagés : se forger son avis avant
d’entrer dans une discussion collective.Pour
qu’un collectif prenne des décisions justes, Kahneman souligne
l’importance pour chaque membre de former sa propre opinion avant d’être
influencé par la discussion. Concrètement cela rajoute une étape
préliminaire de réflexion individuelle dans toute discussion importante.
Cette préparation facilitera la contribution de chacun lors des
échanges et permettra de détecter les signaux faibles.
Comme on le voit sur l’image, une fois que la réflexion collective commence,
tous tournés vers le même objectif, la réflexion de chacun sera
influencée par celle des autres. Si cette réflexion n’est pas forgée à
l’avance, par facilité ou par excès de confiance, tous se rallieront au
point de vue du plus assertif, voire au premier point de vue exprimé,
augmentant grandement le risque de “groupthink”.

Depuis que nous avons systématiquement intégré cette étape de réflexion
préalable, plus ou moins longue, dans nos Diagnostics Partagés, nous
observons des résultats plus clairs et des discussions plus faciles,
moins émotionnellement polluées.
En hommage à Kahneman, continuons d’appliquer ses enseignements pour des prises de décision plus éclairées et efficaces.

Merci, Daniel. Repose en paix.